Selon le rapport 2007 des Nations Unies, concernant les Objectifs du Millénaire pour le Développement, l’Afrique subsaharienne n’est en voie d’atteindre aucun des objectifs prévus pour 2015.La santé maternelle, en particulier, reste un scandale régional et mondial. Pour une femme d’Afrique subsaharienne – affirme le rapport – les risques de décéder de complications dues à la grossesse ou à l’accouchement sont 1 pour 16, alors qu’ils sont de 1 pour 3800 dans les pays industrialisés.
Dans le nord de l’Ouganda, la situation des femmes est particulièrement dramatique.
21 ans de conflits entre le gouvernement et les rebelles de « l’Armée de Résistance du Seigneur » (Lord's Resistance Army – LRA) ont forcé 90 % de la population du nord de l’Ouganda à quitter leurs foyers et à se réfugier dans des Camps de Migrants Internes. Les conditions sanitaires y sont désastreuses et l’accès aux unités de soins ou aux hôpitaux quasi impossible.
De nombreuses mères décèdent d’infections contractées pendant l’accouchement, car elles ne sont pas assistées d’un personnel de santé qualifié alors qu’elles enfantent.
Ce conflit aux effets dévastateurs pour les civils, fut longtemps décrit comme une des plus grandes urgences humanitaires se déroulant dans l’indifférence du monde
Depuis peu, la population profite d’une accalmie et essaie de se reconstruire un semblant de vie normale. Pour les soutenir, l’AMREF a mis en place un programme (cliquez ici) dans le district de Kitgum, au cœur des camps, afin d’améliorer les conditions de vie des plus vulnérables que sont, en premier lieu, les enfants et les femmes enceintes.
Ce programme comprend la construction et l’équipement de 7 maternités, la formation des professionnels de santé et le renforcement du système de santé maternelle communautaire.
A travers cette action, l’AMREF réaffirme son engagement sur le terrain, dans le nord de l’Ouganda, où elle est présente et travaille depuis 1998.
FG

1 commentaire:
Well written article.
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