Il existe dans le jargon des journalistes un terme pour désigner les sujets-bateaux que l’on ressort périodiquement du fond des tiroirs lorsque l’actualité n’offre pas de scoops retentissants, façon tsunami ou autres 11 septembre 2001 : ce sont les marronniers.Citons pêle-mêle : le palmarès des hôpitaux en France, les prix de l’immobilier, le vrai salaire des cadres, les soldes et leur impact sur l’économie, le dopage chez les sportifs, etc.
Doit-on y ajouter l’alternance parfaitement réglée et systématique des périodes de sécheresse et d’inondations en Afrique ?
Hélas, oui…
Qui s’émeut encore du spectacle de femmes épuisées portant des jerricans sous un soleil de plomb, de hordes d’enfants faméliques au regard vide, ou de villages emportés par les flots ?
Face à ces images qui passent en boucle devant nos yeux blasés, la résignation, voire le cynisme, nous guettent : à quoi bon ?
A quoi bon construire des puits s’ils doivent être emportés par les eaux 6 mois plus tard ? A quoi bon chercher à soigner les populations quand rien ne semble pouvoir stopper les épidémies galopantes ? Et puis à quoi bon former des élites locales si leur rêve est de gagner l’Europe ? Et d’ailleurs, à quoi bon financer des plans d’aide humanitaire, quand on sait qu’une grande partie des sommes versées empruntera les circuits de la corruption ?
Le sort de l’Afrique est-il condamné à se dissoudre dans ce fatalisme un peu rapide ?
Nous ne le pensons pas.
Il existe une autre façon d’envisager le devenir de l’Afrique, qui exige de renverser notre point de vue, et de faire notre cette foi en l’homme que proclamaient les humanistes du XVIème siècle :
« Il n’est de richesses que d’hommes. »
Si l’avenir de l’Afrique s’appuie nécessairement sur une aide financière importante, il passe avant tout par la conviction que ce sont les hommes qui sont les premiers acteurs de leur développement.
Il ne s’agit plus alors de signer des chèques en blanc depuis notre citadelle européenne, mais d’engager une véritable relation avec les populations d’Afrique.
Depuis 50 ans, l’AMREF s’emploie à tisser des liens privilégiés avec les communautés.
Nous considérons que nos programmes d’intervention doivent partir des besoins des communautés, qu’ils doivent se construire dans le respect des cultures et traditions locales, et que ce sont les communautés qui doivent être les acteurs de leur mise en œuvre.
Ce partenariat, fondé sur la conviction que chacun a quelque chose à apporter à l’autre, est le gage de la réussite et de la pérennité des projets mis en place.
Il suppose bien sûr un engagement au quotidien et une vision à long terme, qui nous éloignent radicalement du « zapping humanitaire » dans lequel nous baignons : « Même pour les urgences fortement médiatisées, observe le directeur général d'Euro-RSCG, Laurent Habib, le système d'essuie-glace est tel qu'une crise chasse l'autre, ballottant l'attention du public qui finit par se poser des questions sur l'efficacité des dons versés ».
Sachons alors porter notre regard au-delà de la très brève visibilité médiatique des catastrophes qui secouent l’Afrique : c’est alors seulement que notre aide ponctuelle démultipliera ses effets en s’intégrant dans une véritable politique de développement durable.
AC
Si l’avenir de l’Afrique s’appuie nécessairement sur une aide financière importante, il passe avant tout par la conviction que ce sont les hommes qui sont les premiers acteurs de leur développement.
Il ne s’agit plus alors de signer des chèques en blanc depuis notre citadelle européenne, mais d’engager une véritable relation avec les populations d’Afrique.
Depuis 50 ans, l’AMREF s’emploie à tisser des liens privilégiés avec les communautés.
Nous considérons que nos programmes d’intervention doivent partir des besoins des communautés, qu’ils doivent se construire dans le respect des cultures et traditions locales, et que ce sont les communautés qui doivent être les acteurs de leur mise en œuvre.
Ce partenariat, fondé sur la conviction que chacun a quelque chose à apporter à l’autre, est le gage de la réussite et de la pérennité des projets mis en place.
Il suppose bien sûr un engagement au quotidien et une vision à long terme, qui nous éloignent radicalement du « zapping humanitaire » dans lequel nous baignons : « Même pour les urgences fortement médiatisées, observe le directeur général d'Euro-RSCG, Laurent Habib, le système d'essuie-glace est tel qu'une crise chasse l'autre, ballottant l'attention du public qui finit par se poser des questions sur l'efficacité des dons versés ».
Sachons alors porter notre regard au-delà de la très brève visibilité médiatique des catastrophes qui secouent l’Afrique : c’est alors seulement que notre aide ponctuelle démultipliera ses effets en s’intégrant dans une véritable politique de développement durable.
AC

1 commentaire:
Il faudrait aussi montrer dans les télévisions de nos citadelles européennes les bons resultats de l'Afrique, pas seulement les catastrophes!
Bon travail!
Flavia
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