mercredi 4 février 2009

Davos et l'Afrique

"L'Afrique a fait beaucoup de progrès ces dernières années et nous voudrions consolider cela. J'en appelle à nos amis donateurs pour qu'ils ne fassent pas de coupes".

Ces mots de l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, résument les inquiétudes des participants africains au Forum économique mondial de Davos.

La crise économique ne doit pas remettre en cause le volume de l’APD (Aide Publique au Développement). Les pays riches doivent continuer à investir en direction des pays africains afin de ne pas aggraver l’impact de la crise sur le continent noir.

Michel Kazatchkine, directeur général du Fonds mondial contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, "Global Fund to Fight AIDS, TB and Malaria" a lui aussi dit "craindre pour l'avenir du financement de l'aide au développement". Les pays riches semblent en effet prêts à abandonner leurs engagements en matière d’aide aux programmes du Fonds mondial.

"Si les pays du G8 ne tiennent pas leurs promesses de dons, a ensuite expliqué le Président Rajat Gupta, ce sont près de cinq milliards de dollars qui vont manquer ces deux prochaines années pour financer des programmes d’accès aux traitements antirétroviraux et contre la tuberculose, ainsi que des programmes de prévention du paludisme."

Carla Bruni-Sarkozy, la nouvelle ambassadrice du GFATM, réussira peut-être à redonner à son mari, et à tous ses homologues des Pays occidentaux, la force de mettre au centre de leur politique l’Afrique, où la crise ne meurt jamais.

Aucun commentaire: