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"Merci beaucoup" en langage Swahili, est l'espace où l'AMREF raconte ses histoires. Celles d'une Afrique riche et libre, loin des clichés misérables et défaitistes... Celles d'une Afrique qui porte en elle les solutions à ses problèmes.

Au bloc opératoire 20 médecins locaux l’attendent.
Le docteur Mengiste leur explique chaque intervention et justifie chacune de ses décisions.
4 jours après il a opéré 40 patients en donnant des conseils à des équipes médicales impatientes de mettre en pratique ce qui vient de leur être enseigné.
« Les opérations changent la vie de mes patients raconte le docteur Mengiste, certains souffrent depuis la naissance d’une fente palatine qui les empêche de manger, de parler ou d’aller à l école. D’autres se sont brûlés et ne peuvent plus marcher ou se servir de leurs mains. »
La plupart des patients qui attendent ce matin là sont des enfants. Parmi eux, Angelina, un bébé de quatre mois que sa mère a porté pendant 6 heures jusqu’à l’arrêt de bus le plus proche.
Angelina est la première opérée d’une fente palatine ce matin là. Comme pendant chaque opération, le docteur Mengiste explique aux étudiants qui l’assistent les raisons de l’opération, répond aux questions posées et leur donne des détails sur l’intervention et ses suites.
Cette simple opération va changer la vie de la petite fille et sa mère est ravie des résultats: « Avant l’opération je pensais qu’elle ne survivrait pas, ne trouverait jamais de mari et ne pourrait pas avoir d’amis. Maintenant, je suis sûre qu’elle va survivre et mener une vie normale et heureuse. »
Un peu plus loin, un jeune garçon attend dans la file d’attente; Il s‘est blessé et brûlé en tombant dans le foyer où cuisent les plats familiaux. Rétabli, quelques jours après l’opération, il fait part au docteur Mengiste de son impatience de retourner à l’école pour écrire à nouveau comme tous les autres élèves.
Le docteur Mengiste et son équipe passent leur vie à se rendre dans les hôpitaux les plus isolés. Opérer dans des conditions précaires est un véritable défi. Les réserves d’eau sont souvent épuisées, l’équipement médical est obsolète ou inexistant et les pannes de courant fréquentes.
Malgré ces dysfonctionnements, le docteur Mengiste a déjà consulté 1 702 patients, et assuré 801 opérations pendant les 80 tournées qu’il a menées ces douze derniers mois.
« Mes opérations réussissent à changer la vie de beaucoup de gens désespérés et cela me rend fier de mon travail » conclut - il.


Piloter un avion à 76 ans, sillonner le Kenya, de part en part, inlassablement, pour soigner les populations les plus reculées d'Afrique, c'est le destin et le choix de vie d'Anne Spoerry surnommée par tous Mama Daktari, "Madame le Docteur".
Née en 1918 dans une famille d'industriels, Anne Spoerry a très tôt éprouvé le désir de devenir médecin des populations déshéritées. Après être entrée dans la Résistance, avoir été déportée à Ravensbrück, elle rejoint Aden une fois la guerre finie.
Elle se met en route et, sur les traces de Monfreid, gagne l' Ethiopie avant de s'installer finalement au Kenya comme médecin de campagne et fermière.
Expropriée au moment de l'Indépendance en 1964, elle apprend alors à piloter, achète un avion, et rejoint le service des Flying Doctors qui vient d'être créé.
Pendant plus de 30 ans, elle ne cesse de parcourir le pays sur son Zoulou Tango, pour soigner et aider, porter secours et assister les communautés de la région où elle a choisi de vivre.
En 1978, François Spoerry crée l'AMREF-France dans le but d'aider et de faire connaître l'action de sa soeur, Anne Spoerry.
L'AMREF-France est intégrée dans le réseau de bureaux nationaux qui soutiennent l'action de l'AMREF dans le monde entier.


Alors que les mères se sont groupées autour d’un arbre pour faire peser et vacciner leurs enfants, John Losikiriat marche à travers le reste du groupe en brandissant des affiches expliquant les symptômes des maladies chroniques comme la tuberculose ou le choléra et l’importance de consulter un médecin dès les premiers symptômes.
John, quelle formation avez-vous reçue ?
En 2004, je suis devenu un ‘ formateur de formateurs’ éduquant les communautés aux problèmes de santé. J’enseigne sur les maladies qui affectent notre population, c'est-à-dire les diarrhées, le paludisme, le choléra, le VIH et sur l’importance de l’immunisation. Deux fois par an, je suis des cours de perfectionnement dispensés par l’AMREF.
Mon rôle principal est de veiller sur la santé de la communauté. La plupart des personnes ici, sont analphabètes et ne connaissent ni la prévention, ni les soins.
Je leur décris les symptômes des maladies et j’insiste sur l’importance d’aller se faire diagnostiquer dans un centre de santé le plus vite possible. J’explique l’importance de l’immunisation et des soins prénataux. Je surveille aussi les signes du début d’une maladie et je les signale au centre de santé le plus proche.