A l'occasion du festival de la BD AERONAUTIQUE,les éditions Paquet ont soutenu les Médecins volants de l'AMREF et leur ont remis la somme de 4 464€
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"Merci beaucoup" en langage Swahili, est l'espace où l'AMREF raconte ses histoires. Celles d'une Afrique riche et libre, loin des clichés misérables et défaitistes... Celles d'une Afrique qui porte en elle les solutions à ses problèmes.
Le 25 février dernier, l'Ambassadrice de France au Kenya, Elisabeth Barbier, a remis au Pr Miriam Were les insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur.
La cérémonie a eu lieu à la résidence de France, en présence notamment de Ida Odinga, l'épouse du Premier Ministre kenyan, Raila Odinga.
Mme Were est professeur honoraire de santé communautaire à la Faculté de Médecine de Nairobi.
Elle est l'instigatrice et l'animatrice d'un mouvement de pensée qui a largement dépassé les frontières du Kenya. Ce mouvement prône la prise en charge des services de base par la communauté, plutôt que l'attente d'une hypothétique mise en place de services publics dans le village.
Pour cette école de pensée, les services de base, et notamment les services de prévention et d'hygiène, doivent être organisés par la communauté villageoise sur base volontaire.
Miriam Were a travaillé à l'OMS et à l'UNICEF. Elle est actuellement directrice du National Aids Control Coucil, organisme kenyan qui intervient en faveur de la lutte contre le Sida. Elle est aussi la fondatrice de l'ONG Uzima, spécialisée dans l'émancipation de la jeunesse, le développement de l'économie et la promotion de la justice.
Au Sud-Soudan, il y a seulement 20 sages-femmes qualifiées pour 10 millions d'habitants et le taux de mortalité maternelle est le plus élevé au monde. L'AMREF a monté un programme de formation dont l'objectif est de former dans les 2 ans à venir 120 sages-femmes qualifiées.

Je suis née en 1974 dans une famille monoparentale. Je vivais avec ma grand-mère à Kathonzweni dans le district de Makueni et je ne voyais que rarement ma mère
En 1997, je me suis mariée et j’ai travaillé avec mon mari dans un hôtel. Un bébé est né ensuite. J’étais heureuse et ma vie ne pouvait pas être meilleure.
Malheureusement, alors que j’étais enceinte d’un second enfant mon mari se tua dans un tragique accident de voiture. Mes beaux-parents me chassèrent alors de notre maison. Ils refusaient de me considérer comme leur belle-fille car leur fils ne m’avait jamais présenté à eux et n’avait jamais payé la dot traditionnelle.
Je retournais alors chez ma grand-mère, mais la situation était devenue insupportable. Je suppliais ma mère et ma tante, mais elles aussi me chassèrent. Je ne savais pas où aller. C’est alors que j’ai rencontré un homme qui me proposa non seulement un travail, mais aussi le mariage. Avec deux enfants à charge, l’offre me paraissait trop belle pour être vraie. Mais un mois plus tard, j’étais à nouveau enceinte. J'étais fatiguée, malade et toujours fièvreuse. Quelques-uns disaient que j’étais ensorcelée. Une vieille femme me donna même une antidote qui fut malheureusement inefficace.
Un jour, je fis la prière à Dieu de me guérir. Deux jours plus tard, une clinique mobile arriva dans notre village pour faire des tests de dépistage volontaire du SIDA. Je fis le test. Les résultats tombèrent. J’étais séropositive. Malade,je fus envoyée à l’hôpital de Makueni, où l’on me donna du Septrin et des multivitamines. Une fois revenue au village, je rejoignis un groupe de soutien, qui ne m’aida pas beaucoup. En Février 2005, j’ai alors commencé les ARV mais je les ai arrêtés très vite car je ne les supportais pas. Je ne pouvais pas aller à l’hôpital car il était trop loin et le coût du transport était trop cher. Mon bébé mourut le 13 Septembre 2005. J’étais très faible, et si maigre que je pouvais plus marcher jusqu’au dispensaire
Heureusement, on s’occupa de moi et grâce aux conseils que je reçus, je recommençais à prendre des ARV en Mars 2007. Je pesais 35 kg. Depuis, je prends régulièrement mes médicaments à 9 h du matin et à 9 h le soir. Ma santé s’améliore peu à peu et je pèse maintenant 45 kg. Mes enfants ont tous été testés négatifs. J’espère vivre longtemps et voir grandir mes petits-enfants.
Participer au groupe de soutien du programme Zingatia Maisha élaboré par l’AMREF m’a permis de me rétablir, mais aussi de partager mon expérience avec d’autres personnes dans la même situation que moi. Je ne me sens plus stigmatisée.
Nous avons fondé un petit groupe de personnes vivant avec le VIH/SIDA et nous nous sentons bien car nous partageons les mêmes problèmes.
Maintenant je me sens beaucoup mieux et j‘ai une vie normale. J’ai même une petite activité rémunératrice. Je plante des jeunes arbres que je vends ainsi que quelques fruits et légumes.
Le Dr Anne Spoerry s'est éteinte il y a 10 ans, le 2 février 1999, à l’âge de 80 ans, victime d’une attaque cérébrale à l’hôpital de Nairobi
A partir de 1963, elle effectue des missions aériennes pour l’AMREF, intervenant comme soutien à l’Unité Mobile de Kajiado. Elle devient membre officiel de l’équipe en 1964.
Anne démarre un programme de Médecine par Avion dans le Nord du Kenya, et dans le district de Lamu. Elle lançe également le programme de vaccination, prodigue les soins de base aux mères et aux enfants, et développe les soins d’urgence et les évacuations.
Un jeune physiothérapeute de Moyale, Mr. Kontoma, qui travaille actuellement à Nairobi, témoigne : “ Avant l’arrivée du Ministère de
Le Dr. Florence Muli-Musiime se souvient d’un voyage d’évaluation en compagnie d’Anne, à Pate Island, dans le district de Lamu : « C était à la fois une femme et un médecin qui donnait de l’énergie à tous».
Pendant ses 20 ans de travail dans le district de Lamu District, le Docteur Spoerry appose sa signature sur toutes les cartes de vaccination des enfants. Aucun cas de poliomyélite n’est signalé pendant cette péride.
Anne apprend à piloter à l’âge de 40 ans (le président Obama apprécierait sa « Yes we can » attitude !)
Le Docteur Spoerry vole sur son propre avion, et encourage les médias internationaux à parler de l’AMREF à travers ses activités. Elle leur ordonne même de le faire !... Il est intéressant de noter qu’Anne Spoerry bénéficie d’une couverture médiatique supérieure à celle de tous les autres membres de l’AMREF … du Japon à l’Europe.
Son livre, « On m’appelle Mama Daktari » est disponible dans la librairie de l’AMREF et la boutique du FDSA (
Si vous voulez en savoir plus sur ce véritable pilier de l’AMREF, allez sur le site de l’AMREF, « Who we are », et Google !

Au bloc opératoire 20 médecins locaux l’attendent.
Le docteur Mengiste leur explique chaque intervention et justifie chacune de ses décisions.
4 jours après il a opéré 40 patients en donnant des conseils à des équipes médicales impatientes de mettre en pratique ce qui vient de leur être enseigné.
« Les opérations changent la vie de mes patients raconte le docteur Mengiste, certains souffrent depuis la naissance d’une fente palatine qui les empêche de manger, de parler ou d’aller à l école. D’autres se sont brûlés et ne peuvent plus marcher ou se servir de leurs mains. »
La plupart des patients qui attendent ce matin là sont des enfants. Parmi eux, Angelina, un bébé de quatre mois que sa mère a porté pendant 6 heures jusqu’à l’arrêt de bus le plus proche.
Angelina est la première opérée d’une fente palatine ce matin là. Comme pendant chaque opération, le docteur Mengiste explique aux étudiants qui l’assistent les raisons de l’opération, répond aux questions posées et leur donne des détails sur l’intervention et ses suites.
Cette simple opération va changer la vie de la petite fille et sa mère est ravie des résultats: « Avant l’opération je pensais qu’elle ne survivrait pas, ne trouverait jamais de mari et ne pourrait pas avoir d’amis. Maintenant, je suis sûre qu’elle va survivre et mener une vie normale et heureuse. »
Un peu plus loin, un jeune garçon attend dans la file d’attente; Il s‘est blessé et brûlé en tombant dans le foyer où cuisent les plats familiaux. Rétabli, quelques jours après l’opération, il fait part au docteur Mengiste de son impatience de retourner à l’école pour écrire à nouveau comme tous les autres élèves.
Le docteur Mengiste et son équipe passent leur vie à se rendre dans les hôpitaux les plus isolés. Opérer dans des conditions précaires est un véritable défi. Les réserves d’eau sont souvent épuisées, l’équipement médical est obsolète ou inexistant et les pannes de courant fréquentes.
Malgré ces dysfonctionnements, le docteur Mengiste a déjà consulté 1 702 patients, et assuré 801 opérations pendant les 80 tournées qu’il a menées ces douze derniers mois.
« Mes opérations réussissent à changer la vie de beaucoup de gens désespérés et cela me rend fier de mon travail » conclut - il.


Piloter un avion à 76 ans, sillonner le Kenya, de part en part, inlassablement, pour soigner les populations les plus reculées d'Afrique, c'est le destin et le choix de vie d'Anne Spoerry surnommée par tous Mama Daktari, "Madame le Docteur".
Née en 1918 dans une famille d'industriels, Anne Spoerry a très tôt éprouvé le désir de devenir médecin des populations déshéritées. Après être entrée dans la Résistance, avoir été déportée à Ravensbrück, elle rejoint Aden une fois la guerre finie.
Elle se met en route et, sur les traces de Monfreid, gagne l' Ethiopie avant de s'installer finalement au Kenya comme médecin de campagne et fermière.
Expropriée au moment de l'Indépendance en 1964, elle apprend alors à piloter, achète un avion, et rejoint le service des Flying Doctors qui vient d'être créé.
Pendant plus de 30 ans, elle ne cesse de parcourir le pays sur son Zoulou Tango, pour soigner et aider, porter secours et assister les communautés de la région où elle a choisi de vivre.
En 1978, François Spoerry crée l'AMREF-France dans le but d'aider et de faire connaître l'action de sa soeur, Anne Spoerry.
L'AMREF-France est intégrée dans le réseau de bureaux nationaux qui soutiennent l'action de l'AMREF dans le monde entier.


Alors que les mères se sont groupées autour d’un arbre pour faire peser et vacciner leurs enfants, John Losikiriat marche à travers le reste du groupe en brandissant des affiches expliquant les symptômes des maladies chroniques comme la tuberculose ou le choléra et l’importance de consulter un médecin dès les premiers symptômes.
John, quelle formation avez-vous reçue ?
En 2004, je suis devenu un ‘ formateur de formateurs’ éduquant les communautés aux problèmes de santé. J’enseigne sur les maladies qui affectent notre population, c'est-à-dire les diarrhées, le paludisme, le choléra, le VIH et sur l’importance de l’immunisation. Deux fois par an, je suis des cours de perfectionnement dispensés par l’AMREF.
Mon rôle principal est de veiller sur la santé de la communauté. La plupart des personnes ici, sont analphabètes et ne connaissent ni la prévention, ni les soins.
Je leur décris les symptômes des maladies et j’insiste sur l’importance d’aller se faire diagnostiquer dans un centre de santé le plus vite possible. J’explique l’importance de l’immunisation et des soins prénataux. Je surveille aussi les signes du début d’une maladie et je les signale au centre de santé le plus proche.